ARnaque in brussels

14/02/2012
JAB

Tout comme en novembre dernier, le JAB ne donne pas de consigne de vote dans le cadre des élections de l’Ordre. Nous misons sur le sérieux de nos confrères, certainement attentifs à analyser les candidatures et à faire le choix qui correspond le mieux à leurs intérêts propres.

Nous n’avons pas non plus pour habitude d’alimenter les guéguerres de pouvoir au sein de la profession. Néanmoins, la propagande vulgaire de certains mérite quelques recadrages et le dernier mailing ne fait pas non plus honneur aux instances que le confrère Wachtelaer (faut-il dire l’AriB ?) aspire à représenter.

Quelques éclaircissements nous semblent utiles à un public non-averti que ce discours mielleux pourrait charmer dans la précipitation.

Il est évident que tout débat doit pouvoir se tenir à l’Ordre et nous en sommes les indicateurs privilégiés. Mais lancer, via le mailing, cette question unilatéralement à 15 jours d’une élection (SANS débat, justement), pour laisser entendre : « votez pour moi, vous payerez moins de cotisation », c’est juste du clientélisme de bas-étage. Des instances, où siège l’ARiB, existent pour lancer ce genre de débats et on n’y a pas entendu ce souhait.

Revenir à la loi de 63, qu’est-ce que ça veut dire ? Pour le dire platement, c’est revenir à un Ordre-administration dont la mission n’est absolument pas de défendre les architectes, mais bien d’ « encadrer » l’exercice de la profession au bénéfice des maîtres d’ouvrage.

Précisément, sous l’impulsion de beaucoup, dont nous sommes, l’Ordre, depuis une petite dizaine d’année, s’est attelé à enfin agir dans l’intérêt de la profession ; profession qui était dans une situation déplorable suite à des décennies de « laisser-aller » où chacun subissait dans son coin la loi de la jungle.

Au-delà du généreux objectif de diminuer nos cotisations, le but de l’ARiB (c'est officiel : relire ici le publi-reportage parut dans la Libre Belgique du 14/10/10) est de « récupérer » toutes les tâches supplémentaires déployées par l’Ordre depuis quelques années, dont la défense et la promotion des architectes.

Première question : dans quel but ? Pour donner à ces politiques quelle « orientation » qui ne pourrait être appliquée aujourd’hui à l'Ordre ?

Deuxième question : avec quels moyens ? Une cotisation ARiB ou de bienveillants mécènes ?

Troisième question : et les élections à l’AriB, c’est quand ?

Le Président « à vie » (entre autres) de l’AriB, qu’il a créé en réunissant sous son aile les associations existantes, pourrait peut-être commencer par rappeler qu’il a lui-même déjà siégé 8 années à l’Ordre, dont la moitié comme Président, et ce jusqu’à 2001. Nos confrères se souviendront de la situation idyllique qu’il nous a léguée.

Alors, désirons-nous en sortir « par le haut » en réagissant et en élisant des personnes motivées à défendre nos intérêts face aux multiples défis qui se présentent à nous ? Ou optons-nous pour le programme «retour en arrière» pour abandonner notre avenir à la bienveillance hypothétique d’une association aussi opaque dans ses rouages que transparente dans ses intérêts?

Cette question vaut un débat et ne peut pas se trancher d’un bulletin de vote. Ce qui est certain c’est que l’AriB n’est pas le représentant de tous les architectes bruxellois comme elle le prétend.

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Les photos du dernier JAB-café

Photos © Blariau Thomas